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ECHOS
Publié le 11 avril 2019
ECHOS
Publié le 11 avril 2019

Lauréate des « Gazelles » pour les grandes entreprises : Solarec

La Laiterie des Ardennes n’en finit pas de grandir…

Déjà primée en 2012 et 2015, Solarec revient une nouvelle fois à la première place pour le millésime 2019 des Gazelles. Un retour au premier plan qui s’explique par une double hausse : volumes et prix !

Ce n’est un secret pour personne, Solarec est aujourd’hui un vrai rouleau compresseur qui doit son positionnement tout en haut du classement à ses volumes de production, en progression constante - plus de 1,25 milliards de litres aujourd’hui ! - et à des prix du lait qui tiennent sur la durée même si cela bouge constamment sur les marchés. Et là, bien sûr, personne n’y peut rien. Les prix sont soumis aux aléas du marché et leur variation influe sur le chiffre d’affaires qui peut jouer au yoyo d’année en année. Pour 2018, il devrait, semble-til, rester stable, autour du demi-milliard d’euros. Ces chiffres donnent de toute évidence le tournis, ils influent aussi sur l’emploi qu’offre cette entreprise en croissance linéaire depuis une quinzaine d’années. Sur cinq ans, l’emploi en question a même augmenté de 40 %, passant de 185 à 260 ETP ! Actuellement, en comptant les autres sociétés soeurs et filiales de la coopérative LDA Coop, notamment pour la collecte, on comptabilise en tout 400 collaborateurs pour l’ensemble du Groupe.

Un nouveau directeur général


Mais revenons-en à ce qui s’est passé depuis le dernier sacre, en 2015. Car si les années se suivent et se ressemblent à Recogne, une grande entreprise ne s’endort jamais sur ses lauriers, nous allons le voir. D’abord, le visage de Solarec vient de changer. Cette fois, aux côtés de l’inamovible Jean-Marie Thomas, responsable commercial et communication, on a vu apparaître un nouveau visage, récemment nommé directeur général : Louis Ska. Tombé enfant dans le lait, le nouveau venu y a fait toutes ses classes, il est même un temps déjà passé par l’entreprise. « Je suis originaire du Hainaut et j’ai grandi dans une ferme », explique-t-il d’emblée, fier de ses origines.

Retour à Libramont…


Ingénieur chimiste, le nouveau patron de Solarec a en fait toujours travaillé dans l’agroalimentaire, et a notamment occupé plusieurs postes de direction chez Savencia. C’est en Mayenne qu’il a fait son apprentissage à la direction de deux sites industriels de poudres, entre 2008 et 2011, avant d’enchaîner aux Fromagers de Thiérache, plus près de chez nous, entre 2011 et 2013. De 2013 à 2018, il a rejoint le leader mondial du beurre, Corman, en tant que directeur général. « Revenir dans la filière en amont et, avec un tel projet de développement, qui plus est chez Solarec, me tentait évidemment… », ajoute-t-il en soulignant qu’il s’agit un peu d’un retour aux sources puisqu’il était déjà passé par la Laiterie des Ardennes au début de son parcours professionnel… 

Développement dans le Hainaut…


Mais au-delà de l’homme, il est important, en ces lignes, de nous pencher sur l’entreprise elle-même. Rappelons que Solarec produit des poudres de lait, du lait UHT et du beurre. Depuis 2013, l'entreprise est passée de 850 millions de litres traités à plus d'1,25 milliards aujourd'hui. « Les producteurs de lait adhérents à la coopérative ont été visionnaires pour consentir de nombreux investissements sur le site libramontois, un outil qu’ils ont rendu ultramoderne, efficace et surtout compétitif, ce qui est un gage de pérennité dans nos métiers de commodités. Et c’est le travail accompli ces dernières années qui permet justement de réaliser cette évolution vers une diversification supplémentaire… », précise Louis Ska, en expliquant que la grande Gazelle vient également d’investir dans le Hainaut, à Baudour, dans un tout nouveau site autonome qui lui permet de prétraiter le lait et de le ‘préconcentrer’, diminuant ainsi le nombre de camions nécessaires à son acheminement vers la laiterie ardennaise. « Mais ce n’est pas là la seule destination de ce site puisqu'il accueillera prochainement un nouvel outil de production de mozzarella. À cet effet, une cinquantaine de postes seront également créés », souffle-t-il en lançant un appel aux demandeurs d'emploi dans cette région.

Une entreprise très orientée export !


« Ce type de mozzarella intervient dans la préparation des pizzas et des paninis, précise, quant à lui, Jean-Marie Thomas. Nous nous adressons donc au marché B2B, avec pour destination finale votre pizza. L’idée est en fait de commercialiser soit des blocs d’une dizaine de kilos soit du râpé prêt à l'emploi, sur un marché en pleine croissance, notamment en Europe ou dans les pays asiatiques que nous connaissons bien. Cette région, principalement le sud-est asiatique, représente d’ailleurs aujourd’hui 80 % de nos exportations de poudres de lait hors Europe. » On l’aura compris, c’est là que se trouve le vrai terrain de déploiement de l’outil luxembourgeois, car si la consommation de lait faiblit en Belgique, ce n’est pas le cas sur les marchés émergents où le potentiel de croissance pour les produits à plus haute valeur ajoutée demeure important et porteur. Entre les lignes, on peut se dire que ce n’est donc pas demain que Solarec disparaîtra du podium des Gazelles !

Plus d'infos ?

Solarec
Route de Saint-Hubert 75 - 6800 Recogne
Tél : 061 22 98 11

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