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RE-ACTION
Publié le 08 septembre 2021
RE-ACTION
Publié le 08 septembre 2021

Un bon entrepreneur est un profil multi-tâches…

… capable de s’adapter, de réagir et de changer !

Nous ne sommes plus dans les années cinquante ou soixante, quand il « suffisait » d’avoir un bon produit, un super service, un bon emplacement, le sens du commerce bien sûr… et c’était parti pour une affaire capable de tourner, un commerce florissant, disait-on.

Aujourd’hui, non seulement personne ne vous attend… ou plutôt si, au tournant, mais la concurrence est tellement exacerbée qu’un projet relève (quasi) toujours d’une vraie prise de risques. Il faut les assumer, les anticiper, les calculer. Il faut aussi financer les choses, en acceptant d’y exposer des fonds, et sans doute de se mettre en danger, mais pas trop. Bref, le commerce n’est vraiment plus un long chemin tranquille.

Résilience…

Un commerçant, en 2021, n’est d’ailleurs plus, s’il veut durer, quelqu’un qui se lance sans faire déjà une vraie analyse de son territoire, de sa clientèle, de son potentiel de développement. Oublions les extraordinaires audaces, les coups de folie, les risques non calculés et privilégions les choix stratégiques réfléchis. À la Chambre de commerce, on ne distingue même plus désormais le commerçant de l’entrepreneur, puisque l’un et l’autre font face à des défis qui se ressemblent. Ajoutons que celui qui va au charbon doit désormais aussi être multi-casquettes ou multi-instrumentiste pour évoluer dans un monde qui tourne à des milliers de kilomètres/heure.

L’entrepreneur est adaptable !

Dans certains métiers, la réalité du quotidien pour le petit entrepreneur se nomme production, gestion, vente, réseaux, com’. On y multiplie les canaux de vente, on y traite de logistique, de management, de législation sociale…. En fait, celui qui entreprend aujourd’hui doit être réactif, flexible, agile et avoir toujours une longueur d’avance. Maintenant, ça ne veut pas dire que tous les profils d’indépendants qui se lancent possèdent la totalité des casquettes et des compétences. Ça ne veut pas dire non plus que les choses sont simples.

Changer pour mieux supporter

Hier, en matière de prêt-à-porter, on travaillait deux collections annuelles, sur lesquelles il ne fallait pas se tromper… mais l’offre était plus limitée. Depuis quelques années, cette façon d’appréhender le commerce est tombée en désuétude, avec parfois 4, 5, 6 réassorts par an pour certaines enseignes, sans compter la vente en ligne qui permet de renouveler les gammes tout au long de la saison. La question est celle de la réaction que doit adopter la petite structure pour simplement faire son nid… et sauver son business model.

Toujours connaître son client

Pour nous, le salut se loge une fois de plus dans la spécialisation, dans le qualitatif, dans l’écoute du client et dans la proximité, avec la connaissance et le conseil client, les différents services complémentaires liés à la vente. D’autres modes de distribution, comme les ventes événementielles, les magasins éphémères ou les exclusivités sont de nouvelles formes de spécialisation qui relèvent d’une personnalisation du service qui s’adapte à sa cible.

Durable

Il y a quelques années, disons entre 4 et 10 ans, les penseurs des nouveaux business communiquaient également sur l’orientation durable à donner à une activité pour lui amener une plus-value. Ce n’est plus le cas en 2021, car ces réalités environnementales sont désormais quasi obligatoires. Le bio est par exemple devenu industriel, un certain bio en tout cas. En corolaire, c’est maintenant le local qui prend une dimension ‘différenciante’, avec, in fine, des questions en suspens pour le petit producteur qui voit le local se répandre partout, et le vrac envahir de nouveaux petits commerces… voire même les grandes surfaces qui ont réagi à la situation et se sont positionnées sur le marché porteur !

Un choc salvateur

Cette réalité peut être un choc pour certains. On pense, dans l’agriculture, aux fermiers qui travaillent toujours à l’ancienne (certes parfois coincés par leurs investissements) et refusent de voir leur monde changer. Ils ont des centaines de viandeuses, refusent de se diversifier, de trouver des alternatives… alors que certains ont remis leur métier sur le tapis en optant pour des changements parfois radicaux, avec d’autres races de bétail, de la transformation pour se positionner sur des produits finis, des labels, des cahiers de charges qui protègent, une image de marque vendeuse, un comptoir de vente directe. Ils sont quelque part sortis de leur costume !

Solutions

Le métier d’entrepreneur est bien plus qu’une spécialisation métier, pareil pour un commerçant qui ne doit pas limiter son savoir- faire à la seule vente, importante ceci dit quand même ! Qu’on se le dise, la crise du covid a amené les entrepreneurs à devoir se réinventer et, souvent, à revoir leur BMC. Même si c’est complexe, il faut trouver des solutions. Comme aujourd’hui, avec la hausse des prix des matériaux dans la construction… qui est une nouvelle contrainte lourde qu’il faudrait pouvoir transformer en opportunité, en valorisant peut-être l’économie circulaire de la récupération. On voit d’ailleurs de plus en plus de professionnels, notamment des menuisiers, qui privilégient la rénovation, voire la récup’ plutôt que le remplacement pur et simple.

Nous voulons susciter l’électrochoc salvateur

Sur le terrain, le Service Ré-Action rencontre bien sûr des situations en tous genres, dont certaines peuvent être dramatiques, mais le petit indépendant qui se débrouille, qui réfléchit, qui scrute ce qu’il y a autour de lui et est prêt à changer sa façon de bosser… trouvera toujours des solutions. Et s’orientera vers ce qui marche maintenant sur son marché, plutôt que ce qui existait et a disparu. Nous devons être capables de créer l’électrochoc salvateur quand des entrepreneurs nous viennent avec des idées dépassées, des BMC obsolètes ou des considérations d’un autre temps. C’est important pour eux, c’est valorisant pour nous. Et sachez que nous ne ménageons pas toujours les susceptibilités parce que personne ne vit avec les éléphants roses, quitte à réadapter le business en fonction et à revoir la gestion financière et/ou la structure de coûts.

Plus d’infos :

Service Ré-Action
Sébastien Wagelmans 0499 75 14 68
Maxime Piret 0491 39 54 40

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