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INTERNATIONAL
Publié le 31 octobre 2019
INTERNATIONAL
Publié le 31 octobre 2019

Après l’emballage, le choix du mode de transport est capital !

La façon d’acheminer vos marchandises est cruciale pour vos expéditions vers l’étranger…

Dans la série de nos articles sur la logistique internationale, et suite au séminaire organisé au printemps par EEN Wallonie, nous avons cette fois, en ces lignes, choisi de nous intéresser au moyen de transport le plus approprié pour que vos marchandises arrivent à bon port... et dans les temps. Car, en matière de transport aussi, il y a en effet à boire et à manger pour qui n’est pas du domaine, avec de vraies différences et des services plus ou moins qualitatifs. 

Routier, ferroviaire, maritime ou aérien, express ou classique…, il faut dire qu’aujourd’hui la palette est large pour qui veut acheminer ses produits de la meilleure des façons. Attention toutefois à faire le meilleur choix en connaissance de cause, c’est-à-dire en fonction de vos besoins, de vos moyens et de vos attentes… les caractéristiques de chaque mode de transport répondant précisément à des évidences !

La route…

Le transport routier, c’est un peu l’épouvantail des transports, celui qui semble évident pour tout le monde. Ses avantages résident principalement dans son coût peu élevé et dans le fait qu’il convient aux produits nécessitant une température contrôlée (par ex. les médicaments ou l’alimentaire…). Le document de transport routier est la CMR ou lettre de voiture (les formulaires peuvent être achetés à la FEBETRA), qui doit être remplie dans son intégralité (nous vous conseillons de la vérifier car le chauffeur ne le fait pas toujours, surtout s’il ne parle pas votre langue !), elle doit aussi être datée et signée par le chauffeur (qui marque ainsi son acceptation) et par vous, en tant que chargeur. Vous conservez un des 3 volets pour preuve de chargement. Attention, l’assurance CMR ne couvre souvent pas la totalité de la valeur des marchandises, il est toutefois possible de souscrire une assurance tous risques (par expédition ou globale, si on a beaucoup d’expéditions).

L’aérien…

C’est un mode d’expédition en plein boom, reconnaissons-le. On lui reconnaîtra surtout sa rapidité de livraison. Pour le reste, le prix est évidemment (très) élevé (calculé au poids/volume) et se voit encore augmenté si le chargeur n’est pas agréé comme « Known Consignor » (passage des marchandises au scanner alors obligatoire). Le document de transport aérien est l’AWB (Air Way Bill) ou LTA (Lettre de Transport Aérien), il est établi par le transitaire après la confirmation d’embarquement et de décollage de l’avion par la compagnie aérienne. NB : Bien que la majorité des transports express utilisent l’avion, cette catégorie n’a rien à voir avec le transport aérien classique. Il est réservé à certaines marchandises (certainement pas dangereuses). Très rapide, il permet une livraison de porte à porte… mais c’est aussi une façon d’aborder le transport qui se révèle, bien sûr, très onéreuse.

Le maritime…

Le fret maritime est aussi très très utilisé, ne serait-ce qu’au regard des pays avec lesquels certaines entreprises entretiennent des relations commerciales. Le tarif, ici, est plutôt économique (et d’ailleurs dégressif par tranche de poids/volume), et ce mode de transport s’adapte à tout type de marchandises (vrac, liquide, grosses pièces, température contrôlée…). Bien sûr, les délais sont moins avantageux ! Il faut également être conscient d’autres aléas possibles, comme le risque certaines régions. À titre d’exemple, on notera qu’un bateau mettra +/- 5 jours pour atteindre l’Algérie, 12 jours pour les USA et 21 jours pour rejoindre l’Asie. Le B/L (Bill of Lading ou Connaissement Maritime) est le document de référence de votre transport par bateau, il est établi par le transitaire ou par la compagnie maritime, après la conformation d’embarquement et de départ du navire (une version simplifiée existe sous le nom de Sea Way Bill). Côté pratique, et pour plus de sécurité, le container doit être scellé/ plombé, le numéro attribué sera alors noté sur la ‘packing list’, le B/L et la déclaration de douane (DAU) afin de s’assurer qu’il s’agit bien du même scellé au départ et à destination. Notez bien que le poids que l’on peut charger dans un container dépend non seulement de la capacité de celui-ci (25 T pour les 20 pieds (ft) ou 48 T pour les 40 pieds), mais aussi de la capacité de levage des grues au port de départ comme à celui de destination (certains ports ne tolèrent pas plus de 14 à 18 T). Depuis le 1er juillet 2016, pour des mesures de sécurité et de sûreté des chargements, les containers transportés par voie maritime sont soumis au pesage de contrôle (VGM Verified Gross Mass ou MBV Masse Brute Vérifiée en français). La transparence est donc de mise, le chargeur est quant à lui responsable des données (https://mobilit.belgium.be/fr/navigation/poids_des_conteneurs).

Le rail…

Ce n’est pas un secret : le transport ferroviaire est économique, rapide, fiable, adapté au multimodal, écologique, il permet également de transporter de grandes quantités de marchandises à risque minimum. Malheureusement, le rail pêche par la fréquence des charrois et l’impossibilité de (re)joindre toutes les destinations. Et pourtant, le rail est rudement efficace et vraiment peu cher, il relie aussi des partenaires étonnamment éloignés. Au printemps dernier, la ligne Zhengzhou (Chine) - Bierset (Liège) a par exemple été inaugurée, elle permet d’acheminer des colis entre ces deux destinations en 14 jours à peine. On pointera que le document de transport par rail est le CIM (Contrat de Transport International Ferroviaire des Marchandises).

Le transport fluvial

Lui aussi rapide et fiable, ce type de transport, qui ne souffre d’aucun engorgement, est également adapté au multimodal. Hélas, il ne propose toujours pas de prix suffisamment compétitifs et constitue le monopole de quelques transitaires spécialisés. Il est aujourd’hui clairement sous-utilisé alors qu’il pollue largement moins que la route. Exemple d’équivalence en nombre de camions (38 tonnes) : 1 péniche « Campinois » de 600 T = +/- 16 camions - 1 convoi barge classique de 2500 T = +/- 66 camions ! 

Le multimodal : le choix idéal !

Vous l’aurez compris, selon que vous expédiez de petites pièces de grande valeur, des denrées périssables sous température dirigée ou des matières inertes en vrac et en grandes quantités, différentes options s’offrent à vous pour le transport. Ajoutons à cela les lieux de chargement/ déchargement, les impératifs de délais, les exigences de votre client… et le budget, qui reste toujours l’élément central de la discussion. Si le type de marchandise s’y prête, il peut aussi être intéressant de jouer la carte du multimodal. Une carte des terminaux intermodaux en Wallonie est disponible sur le site http://voies-hydrauliques.wallonie.be. Chez nous, le Terminal Container d’Athus est un acteur de poids dans la région, à la fois rapide, efficace et naturellement vert.

Derniers conseils…

Il ne s’agit pas ici du mode de transport à proprement parler… mais plutôt du langage qui gravite autour : les Incoterms®. Rappelez-vous qu’ils déterminent les tâches, coûts et risques liés à la livraison de marchandises pour le binôme émetteur- client. Autrement dit, ces règles précisent jusqu’où va votre responsabilité, et vos frais, et où commence celle de l’acquéreur. Le langage utilisé est par ailleurs complexe et alambiqué, fait d’acronymes en tous genres : EXW, FCA, CIF… qu’il vaut mieux maîtriser pour éviter les problèmes. Soulignons encore que les nouveaux Incoterms® entrent en vigueur au 1er janvier 2020, nous pouvons vous renseigner.

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