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ÉCHOS
Publié le 16 avril 2018
ÉCHOS
Publié le 16 avril 2018

Quatre entreprises luxembourgeoises étaient présentes à Tavola (Courtrai). L’occasion, pour nous, de prendre le pouls de leur développement commercial…

Tavola, c’est le plus important salon professionnel de l’alimentation fine et des produits frais d’Europe de l’Ouest. Il se tient tous les deux ans, au Kortrijk Expo où il draine du beau monde...  En 2016, on y avait enregistré pas moins de 420 exposants, issus de 11 pays différents, pour 17.000 visiteurs (10.000 m² de stands). Waouh...

Autant dire qu’il y a un certain intérêt pour les produits de bouche locaux à y faire un saut, ce que n’ont pas manqué de faire de nombreux patrons de la filière agroalimentaire à la mi-mars, nous y avons croisé des entreprises comme Délisalades, les Etablissements Hartman et fils ou encore la Fromagerie biologique de Vielsalm. Mais cette année, grande nouveauté, la province y était aussi présente au sein de ce que l’on a appelé le Village Gourmet franco-belge.

Grâce au projet AD-T…

4 entreprises de la province y ont donc présenté une partie du savoir-faire luxembourgeois, avec de la bière, des salaisons et des fromages, une large part de nous-mêmes en quelque sorte. Une partie de notre belle province au cœur d’une sorte d’îlot agroalimentaire rassemblant 28 entreprises flamandes, françaises et wallonnes, notamment du Luxembourg belge vous l’aurez compris. Sur ce vaste stand collectif, créé à l’initiative d’un projet européen – Projet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen « Filière AD-T » (Développement de la Filière Agroalimentaire Durable Transfrontalière), les opérateurs, dont la Chambre de commerce, et leurs partenaires, notamment l’Intercommunale, ont donc proposé à des entreprises de se rassembler pour promouvoir ensemble sur la scène internationale les produits les plus caractéristiques de leur région.

Pour nous, les quatre entreprises présentes étaient la Brasserie Lupulus, la Brasserie d’Ebly, les Salaisons de la Semois et Vasedel. Comme les autres entreprises, elles ont pu bénéficier de conditions fi-nancières avantageuses grâce au projet Filière ADT. Au terme d’un long week-end marathon, nous leur avons posé quelques questions…

Quelques questions à Guy Bernes, administrateur délégué de Vasedel, entreprise spécialisée dans la production de fromages frais 

EA : Monsieur Bernes, qu’est-ce qui vous a motivé à participer à ce salon ? 

Guy Bernes : Être présent à ce salon est pour moi indispensable. Je viens à chaque édition. C’est le plus gros salon alimentaire en Belgique, c’est incontournable pour un producteur comme moi. J’y côtoie surtout les clients de mes clients, les centrales d’achat. Le contact avec eux est très intéressant pour avoir leur feed-back sur mes produits et pour le développement de mon activité. Et puis, à l’aube d’un investissement important à Houffalize, il me faut développer du volume pour rentabiliser mes projets...

EA : Quel premier bilan tirez-vous de votre participation ?
GB : Je suis plutôt content, j’estime avoir rencontré une quarantaine de clients actuels ou potentiels. J’ai même réussi à « pêcher un gros poisson » - l’un des deux plus gros grossistes d’Espagne - qui s’est montré intéressé par mes produits, créés particulièrement pour les foires (produits aromatisés sous cloche). Nous nous rencontrons dans quelques jours pour en parler plus en détails. Il est cependant très difficile de dire si un salon est réussi tout de suite le dernier jour. Je reste en tout cas convaincu de l’intérêt de la formule, je viens de participer à trois salons en trois semaines, c’est vous dire…

Quelques questions à Gaëtan Patin, Directeur-gérant de la Brasserie d'Ebly 

EA : Monsieur Patin, pour vous c’était une première participation... Pourquoi avez-vous décidé de tenter l’expérience ?
Gaëtan Patin : Nous ne sommes pas encore bien connus dans le coin... On parle de Tavola depuis des années, on hésite, on y revient… Cette fois-ci, nous avons décidé de franchir le pas.

EA : Avec quel résultat ?
GP : Je vous avoue que je suis mitigé… Je pensais rencontrer une clientèle de brasserie, mais j’ai l’impression que les boucheries sont plus représentées. Il y a peu de restaurateurs, pas énormément d’acheteurs pour nos bières. Nous avons bien sûr fait ‘quelques touches’, notamment une dizaine de bons contacts du côté belge et français. Surtout des bistros-restos et 3 grandes surfaces à Bruxelles. Je pourrais quand même revenir dans deux ans, je pense qu’on ne juge pas de l’intérêt d’un salon en y ayant participé une seule fois... Je suis en tout cas très content de mon emplacement au sein du Village!

Quelques questions à Renaud Lahaye, Directeur des Salaisons de la Semois

EA : Monsieur Lahaye, vous êtes un régulier du salon Tavola. Pourquoi ?
Renaud Lahaye : Oh oui, je suis un régulier. Je participe à chaque édition depuis 2004. D’abord avec l’APAQW, ensuite sur un stand collectif. Je fais beaucoup de salons, je suis déjà inscrit pour le SIAL, à Paris, en octobre. Et je reviendrai à Tavola en 2020 aussi ! Les salons ont de moins en moins la cote, notamment à cause des prix qui sont souvent exorbitants, mais je reste convaincu de l’intérêt de la chose. 

EA : Et quelle est votre expérience 2018 ? Il y a toujours énormément de monde autour de votre stand.  Quel est votre secret ?
RL : Le visuel, ni plus ni moins ! Les clients s’arrêtent spontanément, attirés par les couleurs. Je soigne particulièrement la présentation de mon stand, j’y mets plein de couleurs, une grande variété de produits, des nouveautés aussi. Cela me permet de multiplier les contacts, je revois notamment mes clients réguliers. Comme je suis déjà pas mal connu auprès des acheteurs, c’est plus difficile de faire de nouveaux clients. J’ai quand même rencontré des clients hollandais intéressants… Et puis, un tel salon me permet aussi de faire découvrir de nouveaux produits, regardez par exemple ce pâté en tranches déjà décoré, je le présente à mes clients pour la première fois. Un salon permet également d’échanger avec les autres exposants, de trouver des partenariats différents, de nouer de bonnes relations commerciales… 

 Quelques questions à Mathieu Close, Directeur commecial de la Brasserie Lupulus

EA : Monsieur Close, est-ce la première fois que la Brasserie Lupulus est représentée ici ?
Mathieu Close : Oui, nous participons pour la première fois. J’ai visité le salon il y a deux ans et j’en ai entendu parler en bien : de bons échos des exposants, un public professionnel et averti, à la recherche de produits haut de gamme… Cela correspondait bien à notre positionnement, donc nous avons décidé de tenter l’expérience. La formule proposée par les partenaires organisateurs était également attirante : une formule clé-sur-porte, démarches administratives facilitées, un espace central…

EA : Et quel est votre sentiment après cette première expérience ?
MC : Je tiens à souligner la qualité de l’organisation et celle des visiteurs, il s’agit vraiment d’un public pointu. Mais j’ai l’impression que l’esprit du salon n’est pas vraiment fait pour les boissons alcoolisées. Il n’y a pas de producteurs de vin… et très peu de brasseurs. La part du lion revient aux produits de bouche ‘à manger’ et pas ‘à boire.’ Les boissons telles que la bière ont besoin non pas d’un salon dédié, mais peut-être d’une autre mise en avant plus spécifique. Nous avons quand même réussi à nouer quelques contacts intéressants, un peu par hasard : grossistes, franchisés de supermarchés, restaurants, épiceries fines… des gens qui ne sont pas venus au salon pour déguster des bières, mais qui ont finalement apprécié notre produit. 


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