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BON À SAVOIR
Publié le 01 décembre 2017
BON À SAVOIR
Publié le 01 décembre 2017

Négociations commerciales UE-MERCOSUR… Non, l’agriculture ne peut pas être la variable d'ajustement!

On sait que les accords d’échanges internationaux et autres négociations commerciales à grandes échelles régissent aujourd’hui, et de plus en plus, le commerce à l’échelle de la planète. Dans cette économie mondialisée, on perd souvent le contact avec le terrain, c’est-à-dire les petits acteurs dont les TPE et les PME. 

Côté agricole, on ne vous parle même pas de l’importance des petits producteurs et des agriculteurs locaux face aux grands comptes mondiaux, voire aux multinationales qui semblent régir le monde et ses échanges.

Gare au sacrifice de nos agriculteurs…

Le Ministre wallon de l'Agriculture, René Collin, s’est récemment ému de la chose, en exprimant son inquiétude à la lumière des derniers développements de la négociation d'un accord de libre-échange commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, à savoir le Marché commun regroupant des pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil.

Concessions préoccupantes

On le sait… mais on le dit peu, les concessions envisagées par l'Union européenne, particulièrement en matière bovine et de sucre-éthanol, sont préoccupantes vu leurs effets négatifs potentiels sur deux des piliers de l'agriculture wallonne que sont l'élevage de bovins à viande et la culture de betteraves sucrières. Dans ce contexte, le ministre wallon a rappelé que l'étude de la Commission européenne de novembre 2016, sur les effets cumulatifs des diverses concessions commerciales octroyées dans les accords de libre-échange, a démontré les risques pour nos filières viandes.

Vigilance wallonne

Nous ajouterons à ces considérations que les conditions sociales et environnementales qui prévalent dans certains pays tiers placent de fait nos producteurs dans des conditions de concurrence déloyale. Pour le Gouvernement wallon qui s’était déjà impliqué quant aux engagements dans les fameux accords CETA, il convient, sans remettre en cause les intérêts offensifs de l'Union européenne dans ces accords, que l'agriculture européenne, et wallonne en particulier, ne constitue pas, une fois encore, la variable d'ajustement pour signer coûte que coûte. Bien vu !

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